• 01 - A Paris: Des expos

    Printemps

    Depuis ce matin, je marche, le soleil est là, j’ai de la chance. Paris m’accueille, je me précipite au musée du Jeu de Paume.

    L’expo de Robert Adams, empreinte de nostalgie, m’a touché, m’a fait rêver. Parfait, tout était parfait: L'équilibre des valeurs, les contrastes légers,  la douceur des paysages, l’engagement discret de l'artiste pour un monde beau, propre, pour une nature protégée et respectée.

       à Paris   

       A Paris

     

    Le lendemain, j'ai passé beaucoup de temps avec les oeuvres de Bill Viola. Je ne les avais pas vues  depuis si longtemps! (et pour certaines, c'était la première fois!)

    La vie, la mort, le temps qui passe et la beauté des images, souvent en retenue, mouvement lent, le souffle du vent, l'air, l'eau, le feu, un homme plonge, un autre s'envole, plongée dans le noir, deux femmes et une adolescente, plongée dans le bain et soleil à la sortie du Grand Palais.

    à Paris

     

            

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A Paris

    Photo M.B

     

    Puis, je suis allée jusqu'à la galerie Lelong qui présentait la série des prisons de Ernest Pignon-Ernest.

    Bravo, l'artiste! Ton engagement et ton talent n'ont rien perdu de leur efficacité.

    A Paris

    Photo M.B

     

    A Paris, au Musée Marmottan, j'ai pleuré devant les nymphéas de Monet.

    A Paris

    Monet 1915 

    Une lumière très particulière  mettait le tableau particulièrement en valeur et  je ne m'attendais pas à une telle beauté.

    Il faut dire que le musée tout entier est une pure merveille.

     

    A l'Automne suivant

    Voici le mois d'octobre et une nouvelle escapade parisienne.

     Au jeu de Paume,  Garry Winegrand, artiste new-yorkais est à l'honneur. Certaines photos sont remarquables, notamment celles des années 50 et 60 principalement prises à Manhattan.

    A Paris

    Winogrand, 1962

    "Célèbre pour ses photographies de New York et de la vie aux États-Unis depuis les années 1950 jusqu’au début de la décennie 1980, Winogrand cherche à savoir « à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées ».

    l’exposition réunit les images les plus emblématiques de l’artiste et des tirages inédits puisés dans les archives, en grande partie inexplorées, de la fin de sa vie. Elle offre une vue d’ensemble rigoureuse de son parcours et, pour la première fois, embrasse la totalité de sa carrière.

    Extrêmement prolifique, il a pourtant souvent différé la sélection et le tirage de ses images. À sa mort, survenue brutalement à l’âge de 56 ans, il a ainsi laissé derrière lui environ 6 500 bobines (soit quelque 250 000 images) qu’il n’a jamais vues ainsi que des planches-contacts des années antérieures, qui avaient été marquées mais jamais tirées. De sorte que près de la moitié des photographies de cette exposition n’ont jamais été montrées ni publiées à ce jour et que plus de cent n’avaient encore jamais été tirées.

    Winogrand était connu pour être un grand bavard, doté d’une personnalité exubérante et impétueuse, et les commentaires dont il émaillait ses projections et ses conférences étaient souvent pleins de verve et de drôlerie. Des extraits d’une vidéo réalisée en 1977 permettront aux visiteurs de se faire une idée du Winogrand vivant." Extraits choisis sur le site du Jeu de Paume 

    Personnellement, quand j'ai regardé cette vidéo, l'homme ne m'a pas vraiment séduit!

     

    Cependant, jamais rassasiée de photographie, c'est à la fondation Cartier-Bresson que je suis allée, dès le lendemain découvrir le monde de William Eggleston. Bien sûr, j'avais croisé son chemin... sur le net, dans mes rubriques autour de l'automobile mais dans les 3 salles de la fondation (magnifique bâtisse art déco), j'ai passé un délicieux moment. 

    L'artiste aborde la photographie en couleurs à la fin des années soixante

    A Paris

    Poésie du banal avec ce plafond, un thème récurrent.

     

    A Paris

    Une vision simple de l'Amérique quotidienne, banale.

    (photos sur le net)

    Né en 1939 à Memphis, Tennessee, William Eggleston a acheté son premier appareil photo en 1957, peu avant sa découverte d'Henri Cartier-Bresson. Il travaille d'abord en noir et blanc : à cette époque, la couleur est considérée comme vulgaire et les artistes la laissent aux publicitaires ou aux amateurs. Il s'attache essentiellement à capter le monde ordinaire du sud américain qu'il voit autour de lui.

    Un environnement de voitures, de stations essence, de supermarchés, et des "presque rien" comme ce plafond.

    Et ce portrait émouvant dans sa simplicité. La présence humaine est assez rare dans l'ensemble de ses photographies.


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  • Commentaires

    1
    Lundi 21 Avril 2014 à 12:55

    yesbonjour Michèle, bravo pour ton blog, sobre efficace et clair, et truffé d' infos et commentaires intéressants, illustré d' images pertinentes. Et quel courage ! tu as du passé beaucoup de temps à la réalisation, ce que je suis incapable de faire... J' y retrouve avec plaisir les belles photos de Bastiaan (j' espère que vous allez bien tous les deux, et qu' on se croise avec le retour des beaux jours), je revois avec délice les oeuvres de Nadine dont j' aime beaucoup le travail, et je découvre avec ravissement le travail de Katarina, j' adore ! J' ai vu aussi l' expo de Bill Viola il y a quelques jours, génial ! par la même occasion j' ai vu aussi l' expo Mappelthorpe, un choc ! Bravo pour ce que tu fais, je partage ! Bises. jd

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